À Genève, la protection des arbres pourrait peser davantage sur les projets de densification, alors que le canton s’apprête à adopter un nouveau règlement sur son patrimoine arboré.

Le réchauffement climatique renforce l’attention portée à la canopée. Dans un canton où le terrain disponible est très limité, sa préservation peut entrer en concurrence avec la construction de logements et les droits des propriétaires.

Pour Nicolas Walder, conseiller d’État chargé du Département du territoire, il n’y a pas de priorité générale entre ces objectifs. La pénurie de logements et les étés caniculaires rendent, selon lui, les deux enjeux majeurs. Chaque projet appelle donc un arbitrage adapté à sa situation.

Il estime aussi que la place réservée aux voitures, aux parkings et aux conduites souterraines peut réduire l’espace disponible pour les plantations, les jardins ou les potagers.